Le Zéro Phyto dans nos lieux de vie : solutions et mise en oeuvre

ÉDITO – « En mai 2020, la Commission Européenne a publié sa Stratégie en faveur de la biodiversité à l’horizon 2030 « Ramener la nature dans nos vies », affichant des objectifs ambitieux et prônant des actions d’envergure à réaliser pour préserver et restaurer la biodiversité. La réduction de l’usage des pesticides est un enjeu très présent dans la Stratégie, que ce soit en milieu agricole et urbain, avec un objectif de « zéro pollution » à terme. La Commission Européenne appelle ainsi les communes de plus de 20 000 habitants à élaborer « des plans ambitieux d’écologisation de l’espace urbain », comprenant des mesures pour « éliminer l’utilisation des pesticides », « limiter la tonte excessive de l’herbe », tout en « cré[ant] des forêts, des parcs et des jardins urbains offrant une riche biodiversité ». Un des engagements d’ici 2030 est donc de n’utiliser « aucun pesticide chimique dans les zones sensibles tels que les espaces verts urbains de l’Union ».

Compte tenu de l’importance croissante du sujet dans les médias, des débats autour des évolutions réglementaires concernant les pesticides de synthèse et des menaces que font peser ces produits sur la santé humaine et l’environnement, CDC Biodiversité et Noé ont souhaité nouer un partenariat afin de joindre leur expertise et préparer une publication conjointe sur ce thème.

Si la Loi Labbé du 6 février 2014 est un grand pas pour l’interdiction de l’usage des produits phytosanitaires sur les lieux de vie, des sujets restent encore à renforcer, notamment liés aux espaces non inclus à ce jour dans la loi, à l’absence de sanctions ou aux possibilités de dérogations.

L’objectif de la présente publication est de donner aux différents acteurs, publics ou privés, les outils pour mettre en place les alternatives techniques, ainsi que les arguments écologiques, économiques, sanitaires et sociaux pour engager une démarche Zéro Phyto ambitieuse ou poursuivre les actions mises en oeuvre dans une logique d’amélioration continue.

Si l’abandon des pesticides de synthèse est essentiel pour limiter les pollutions des sols, de l’air et de l’eau, il doit être concomitant au déploiement d’espaces de nature diversifiés et favorables au vivant qui contribuent aux continuités écologiques territoriales. »

MARC ABADIE – Président de CDC Biodiversité

VALÉRIE COLLIN  Secrétaire Générale de Noé

Sommaire

ÉDITO

MARC ABADIE – Président de CDC Biodiversité
VALÉRIE COLLIN – Secrétaire Générale de Noé

1 – Utilisation des produits phytopharmaceutiques de synthèse dans les lieux de vie : de quoi parle-t-on ?
1.1 Caractérisation des produits phytopharmaceutiques de synthèse
1.2 La réglementation relative aux Jardins, espaces verts et infrastructures (JEVI) : un état des lieux

2 – Pourquoi l’élimination des pesticides dans l’ensemble des lieux de vie est-elle un enjeu clé ?
2.1 Des impacts directs sur la santé humaine
2.2 Des effets sur la biodiversité et par conséquent sur les êtres humains
2.3 Au-delà de l’abandon des pesticides de synthèse, de nombreux bénéfices et co-bénéfices liés à la gestion écologique des espaces verts

3 – Alternatives aux pesticides de synthèse : quelles solutions techniques ?
3.1 Une palette grandissante de solutions, éprouvées et en développement
3.2 Des solutions à privilégier pour la santé et la biodiversité

4 – Comment lever les freins à la mise en place de la démarche Zéro Phyto ?
4.1 Impulser le changement
4.2 Acquérir les connaissances et les compétences
4.3 Mettre en place un modèle économique robuste
4.4 Valoriser sa démarche Zéro Phyto

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