Mesurer les contributions des entreprises et de la finance au cadre mondial de la biodiversité pour l’après-2020

ÉDITO – La lutte contre la dynamique d’effondrement de la biodiversité devrait être une priorité pour les entreprises : celle-ci est essentielle au développement économique mondial et à la réussite individuelle des entreprises. Sans une approche intégrée des enjeux relatifs à la nature, au climat et aux populations humaines, il sera impossible de permettre un avenir durable pour les populations et les économies.

Les entreprises pionnières comprennent que le développement économique mondiale repose sur des écosystèmes préservés et qu’il est nécessaire de protéger et restaurer la diversité biologique pour résoudre la crise climatique et réduire les inégalités. De nombreuses entreprises comprennent la valeur de la nature et réorientent leurs pratiques de façon volontaire vers une vision à plus long terme. Ce faisant, elles contribuent à atténuer les risques qui pèsent sur les économies, les communautés et les moyens de subsistance.

Cependant, afin d’intensifier et d’accélérer la mise en oeuvre des actions, il est nécessaire de récompenser les entreprises pour leurs performances au-delà des rendements financiers, en matière de questions environnementales, sociales et de gouvernance.

En 2021, à l’occasion de la COP15, les dirigeants mondiaux ont une occasion unique pour forger des accords internationaux afin d’inverser l’érosion de la biodiversité, comme ils l’ont fait pour le changement climatique en 2015. Il est essentiel que les entreprises se préparent et qu’elles appellent les gouvernements à mener des politiques ambitieuses, à la hauteur des enjeux économiques et financiers. L’objectif est de créer des conditions de concurrence équitables et un environnement opérationnel stable pour les entreprises. Ensemble, les gouvernements seront en mesure d’ouvrir de nouvelles opportunités et de conduire une transition systémique au niveau mondial.

Les cibles et objectifs fixés par la Conférence des Parties (COP) de la Convention sur la Diversité Biologique (CDB) en 2021 devront permettre et encourager les entreprises et le monde de la finance à évaluer leur impact sur la biodiversité, dans une démarche résolument vertueuse. Les outils de mesure de l’impact des entreprises sur la biodiversité, tels que le Global Biodiversity Score (GBS), pourraient jouer un rôle important dans la construction de ces liens. Le panel Business for Nature se félicite de ces développements, la création de données agrégées et normalisées sur la biodiversité étant une étape pour s’assurer que la nature soit vraiment placée au cœur de notre économie mondiale.

En collaboration avec nos partenaires (plus de 50 entreprises et organisations de conservation de premier plan), Business for Nature a engagé plus de 200 entreprises représentant 15 secteurs du monde entier à articuler, renforcer et façonner cinq recommandations politiques de haut niveau sur le vivant que nous avons annoncées en janvier au Forum Économique Mondial. Plus de 500 entreprises dont le chiffre d’affaires combiné s’élève à 5 billions de dollars (Walmart, Citigroup, Microsoft, JD.com, Hitachi, Unilever, Axa, Mahindra, H&M, etc.) ont ainsi lancé un appel aux gouvernements pour adopter des politiques permettant l’inversion de la perte de biodiversité durant la décennie.

Davos a été le premier d’une série d’événements clés sur la biodiversité cette année et l’année prochaine. Si nous voulons inverser la tendance d’ici 2030, nous devons agir de toute urgence en 2020-2021. Nous devons profiter de l’actuel élan politique et du secteur privé autour de la nature pour donner confiance aux chefs d’État afin qu’ils adoptent un nouveau pacte ambitieux pour la nature et les hommes lors de la COP de la CDB à Kunming en 2021.

Ainsi, nous pourrons nous assurer que la prochaine décennie repose sur dix années d’action qui renforcent – et non détruisent – notre relation avec la nature.

EVA ZABEY – Directrice Exécutive

Sommaire

ÉDITO – Eva Zabey, Directrice Exécutive, Business for Nature

CONTEXTE

  • Bref historique du GBS
  • Un GBS opérationnel
  • Cadre pour l’après-2020 et GBS
  • Réflexions en vue de l’établissement de courbes de coûts d’abattement et de restauration pour la biodiversité

RÔLE DU GLOBAL BIODIVERSITY SCORE DANS LE PAYSAGE DE LA MESURE DE L’IMPACT SUR LA BIODIVERSITÉ

  • La collaboration « The Aligning Biodiversity Measures for Business »
  • Vers un cadre de comptabilisation de la biodiversité : le Biological Diversity Protocol
  • Mise à jour de la cartographie des outils d’évaluation d’empreinte biodiversité
  • Types d’utilisation couvertes par le GBS

NOUVEAUX DÉVELOPPEMENTS MÉTHODOLOGIQUES

ÉTUDES DE CAS

  • AFD
  • GRTgaz
  • Mirova
  • Veolia Eau d’Île-de-France

FAQ

  • Pourquoi les tendances mondiales exprimées en MSA ou avec l’IPV font-elles état de rythmes de déclin de la biodiversité légèrement différents ?
  • Quel est le niveau d’incertitude des résultats du GBS ?
  • Est-ce que le Global Biodiversity Score propose également une évaluation qualitative de la performance biodiversité des entreprises ?
  • Les mesures de compensation réglementaires sont-elles prises en compte dans le GBS ?
  • Le GBS peut-il intégrer des inventaires écologiques de terrain pour vérifier les résultats ?

DÉVELOPPEMENTS EN COURS ET PERSPECTIVES

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